Pour mon premier jour d’aventures à Bali, je suis parti dans le nord de l’île vers Lovina. Je ne suis pas là pour voir les dauphins mais pour découvrir la source chaude de Banjar. Sur le chemin j’ai découvert un temple bouddhiste qui ressemble en tout point à un mini- Borodudur, le temple bouddhiste le plus grand au monde… Plus besoin d’aller à Java !

L’hôtel Rambutan à Lovina

Après plusieurs heures de route depuis Denpasar, la veille au soir, je découvre enfin le lieu où je dors, le Rambutan hôtel. Ma chambre est située au beau milieu d’un jardin luxuriant, où les arbres fruitiers s’agitent avec la brise du matin.

Je suis le petit chemin pavé qui serpente entre les autels d’offrandes, les statues qui me font la grimace pour finir à une piscine d’un bleu marine étonnant.

J’entends le glouglou de l’eau et les chants des oiseaux, c’est là que je vais prendre mon petit déjeuner…

la pisicine de l'hôtel Rambutan à Lovina

J’ai eu le droit à un Nasi Goreng. C’est le plat balinais le plus connu au monde. C’est délicieux et étonnamment, le riz se mange facilement le matin ! Le petit plus, c’est naturellement le jus de mangue frais et le pancake à la banane, juste wahou…

Juste en face de l’hôtel, je pars acheter un sarong à une vieille dame qui a l’air de se sentir seule. Le sarong, sorte de paréo, est un vêtement traditionnel indispensable pour visiter les différents temples bouddhistes.

La spécialité de Bali, c’est le tissu en batik. C’est une sorte de toile cirée avec de la laque. C’est très fragile et suivant la qualité, le prix peut être exorbitant. Pour 90 000 Rp ( environ 5€ ), j’achète un magnifique sarong bleu arborant un phœnix flamboyant avec un maillot de bain. Franchement, c’est donné !

Nasi Goreng au petit déjeuner du Rambutan Hôtel à Lovina

En route vers le village de Banjar

Avec mon  ami, Brendan, on loue un scooter à l’hôtel. On en a pour 70 000 Rp essence comprise pour la journée, soir 4€.

La route défile, les palmiers aussi. On croise de nombreux camions croulant sous les marchandises, des fruits ou d’autres choses plus bizarres. Ils se dirigent tous vers le ferry de Gilimanuk à l’ouest de Bali, pour atteindre l’île de Java, la plus peuplée d’Indonésie.

Le long de l’asphalte, on passe devant des maisons faites de tôles, des marchands ambulants qui attendent le client à l’ombre de leurs étals, des rizières gorgées d’eau où des paysans s’affairent… On est ailleurs.

Nous arrivons dans le village de Banjar, digne d’un reportage de Thalassa. Une rue principale, où les nombreux fils électriques forment des guirlandes au-dessus de nous. Nous demandons à un homme et sa fille à scooter, où trouver la fameuse source chaude de Banjar.

La rue principale de la ville de Banjar à Bali

Il ne connaît pas l’anglais, mais son visage s’illumine dès que Brendan lui parle en bahasa. Il nous indique la route des montagnes.

On arrive finalement dans une petite vallée où la jungle semble légion. Première surprise de ma part, à Bali, tu peux laisser ton casque sur ton scooter, personne viendra te le voler.

Sur le chemin des bains, nous empruntons l’unique rue du coin, bordée par des marchands de souvenirs. Ils essayent tous de nous vendre quelque chose, c’est hyper lassant. Surtout lorsque je vois, que les prix pratiqués ici sont tout simplement 3 fois supérieur à la boutique de la vieille dame de tout à l’heure.

le pont des bains de Banjar à Bali

La source chaude de Banjar

L’entrée coûte moins de 10 000 Rp par personne ( un peu moins d’un euro ). Sitôt passé les portes, nous empruntons un pont en bambou qui enjambe une petite rivière, en contrebas d’une épaisse forêt.

On découvre la source chaude de Banjar. Elle se jette dans 3 bassins, répartis sur 3 niveaux différents. L’eau chaude, riche en soufre provient d’une source située plus en hauteur dans la montagne.

C’est lieu très prisé par les locaux. On y vient pour se relaxer bien sûr, mais se soigner aussi. Les eaux sont considérées comme purificatrices ici.

Dans le premier bassin, l’eau verte jaillit à 38° de la gueule d’une rangée de serpents en pierre. Je plonge dans l’eau et on y voit strictement rien. Je bois la tasse, une saveur fumée s’empare de ma bouche…

À cause des bienfaits pour la peau, on y croise toutes les générations des villages alentour. Plusieurs grands-mères font sécher de la nourriture au soleil.

Un groupe de jeunes nous invite dans le second bassin à se faire masser le dos par la cascade. On reste pas mal de temps avec eux, ils nous invitent à faire de la musique ce soir avec tous leurs amis. Malheureusement, on sera ailleurs sur la route.

Le bon point, c’est un lieu très fréquenté par les locaux. Tu retrouves un Bali préservé du tourisme de masse ici malgré les vendeurs à l’extérieur de ce lieu sacré.

les serpents de Banjar crachent l'eau au souffre à Bali

Les rencontres se font facilement à Banjar et c’est ça qui est cool, tu as le sentiment d’être chez toi. Je profite du lieu pour enfin me faire masser par une professionnelle ( non non je te vois venir…).

Mon premier massage balinais

Pour 50 000 Rp ( 3€ ) les 30 minutes, une vieille Indonésienne m’a emmené au Nirvana ( arrête je te dis ! ). C’est le meilleur massage que j’ai eu dans ma vie ! Imagine-toi te faire dorloter par des mains expertes, tu sens la brise qui caresse ta peau, tu entends le glouglou de la rivière qui coule en contrebas, les oiseaux qui chantent bref, le paradis.

Le temps que Brendan finisse son massage, je prends le temps de m’enfoncer dans la forêt. Je suis un chemin qui longe la rivière. Tu t’aperçois que les villageois, ont des accès persos vers la source chaude et ses bains sacrés.

le bassin principal de Banjar à Bali

Je vois des vieilles fermes, des chiens endormis au détour du chemin, des offrandes déposées ici et là… J’assiste à une scène d’un autre temps : dans la rivière un homme se lave nu. Il tourne la tête vers moi et me salue de la main le plus naturellement du monde…

Je suis dans une autre époque… Il est temps pour nous de reprendre la route.

Le temple Brahma Vihara Arama, un mini Borodurur

En chemin, on voit un panneau qui parle d’un grand monastère bouddhiste, le Brahma Vihara Ashrama. Ni une ni deux, nous demandons le chemin aux passants pour y arriver.

On remonte doucement la colline. Dans les vallons qui la bordent, pleins de petites rizières où les gens labourent les champs avec le buffle qui montre l’étendue de sa force. On arrive enfin à l’entrée du monastère Brahma Vihara Arama.

Cet ensemble religieux a été reconstruit dans les années 70 suite à un tremblement de terre. Maintenant un moine y réside toujours avec ses disciples. Tu n’oseras pas le photographier à cause de son regard pénétrant!

la fontaine du monastère Brahma Vihara Arama.

Nous découvrons tout d’abord un bassin rempli de nénuphars qui trône au milieu d’une cour. Tout autour des bâtiments en pierre blanche, une architecture très variée et de nombreuses sculptures, c’est vraiment beau !

Nous passons ensuite par plusieurs salles de prières où nous croisons plusieurs Occidentaux qui méditent dans le silence absolu. Nous les laissons à la quiétude du lieu.

Brendan devant le mini Borodurur Brahma Vihara Arama.

Puis après plusieurs jardins, on arrive devant un autre temple qui ressemble en tout point au Borodurur mais en beaucoup plus petit bien sûr. On en retrouve toutes les caractéristiques. Pour ceux qui n’ont pas le temps de rendre visite au plus grand temple bouddhiste d’Asie à Yogyakarta, c’est un excellent moyen d’en avoir un aperçu !

la fontaine du mini Borodurur Brahma Vihara Arama.

Enfin à côté des salles de prières, des ouvriers jouent les équilibristes sur des échafaudages en bambou. Ils érigent une nouvelle tour pour le temple qui domine l’océan…

Le Nasi Gorung et l’art balinais

Au retour, Brendan veut me faire goûter le cochon grillé, le Nasi Gurung. On s’arrête au bord de la route après avoir vu l’enseigne d’un cochon, flottant au vent.

Dès que la patronne voit que mon ami parle indonésien et mon intérêts pour ses toiles de femmes nues ( bah quoi ? C’est de l’art ) , elle nous invite dans la partie des invités !On nous sert le Nasi Gurung avec un grande chips blanche. Le goût est super étonnant pour une chips. Moment de silence dans la pièce, il s’agit en fait de la peau du cochon !

le nasi gurung près de Banjar et Lovina à Bali

Ben ce n’est pas mauvais hein !

La patronne vient discuter avec nous. Petit malaise lorsque je découvre que mon hôte n’est autre que… la femme nue peinte sur tous les tableaux que j’aime BEAUCOUP ! La honte… Elle rit, moi, je vire cramoisi.

On s’aperçoit que la partie invitée n’est autre que l’atelier de son mari, artiste-peintre connu en Asie du Sud-Est. Les portraits du restaurant représentent sa femme lorsqu’elle était dans la troupe des danseurs de Bali plus jeune.

peinture du ballet traditionnel de Bali chez un peintre près de Banjar

J’aime beaucoup son travail d’ailleurs si ça t’intéresses, tu peux la contacter là pour manger une chips de cochon ou simplement voir ses tableaux !

Après un plat délicieux et plusieurs thés glacés sous forme de petites bouteilles de coca. On en a eu pour 50 000 Rp (environ 3€ pour 2) avant de rendre le scooter.

Si ton voyage à Bali te mène à Lovina. N’hésite pas à partir à l’aventure sur ton scooter pour découvrir la source chaude de Banjar et le temple de Brahma Vihara Arama, surtout si tu ne peux pas voir Borodurur. C’est magique et surtout loin de la foule touristique que tu peux croiser si tu vas voir les dauphins juste à côté !

Informations pratiques

Où ça ?

Air Panas Banjar et le temple Brahma Vihara Arama ne sont qu’à 15 minutes de Lovina !

Voir la carte !

Combien ça coûte ?

70 000 Rp le scooter

10 000 Rp pour Banjar

10 000 Rp pour le temple

Où dormir ?

Hôtel Rambutan à Lovina super beau, à coté de la plage ! 25€ la nuit en moyenne !

Regarde !

QUI SUIS-JE ?

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Hugues, jeune breton expatrié sur Paris. J’aime les crêpes et l’aventure !

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