la plage de green bay à meru betiri et ses bateaux de pêcheurs
Après avoir quitté les mineurs, porteurs de souffre du majestueux Kawah Ijen, nous avons pris un bus direction Jagag où nous avons passé la nuit. Ce matin, nous reprenons le bus pour Sarongan, dernière étape avant de découvrir la plage aux tortues de Sukamade. De là, nous avons le choix pour le camion de ravitaillement ou la motocross pour l’atteindre, perdue dans la jungle de Meru Betiri. Finalement, tu verras, on a pris ni l’un ni l’autre…

Sarongan, le début de l’aventure pour Sukamade

Le bus démarre pour nous emmener vers la suite de notre voyage… On s’enfonce dans l’Indonésie profonde. Notre chauffeur roule à toute vitesse sur une route de graviers, défoncée. À chaque nid-de-poule, je bondis de mon siège, manquant d’être assommé par le toit du véhicule. Le bus est secoué de partout. Le paysage défile, forêt de palmiers, champs, rizières, petits villages avec comme toile de fond de petites montagnes…

On vit une aventure, on s’enfonce là où très peu d’Occidentaux vont habituellement

Après plus de 2H de route, nous arrivons enfin dans la bourgade de Sarongan non loin de Sukamade.
Le bus se gare au milieu d’une petite place. Nous suivons le contrôleur avec qui on a sympathisé pendant notre voyage. Il nous amène auprès des vieux, au milieu de la place, abrités sous un porche. À priori, le bus n’est pas encore arrivé. Il nous propose d’aller manger un morceau chez l’ancien qui tient le warung du coin pour 50 000Rp.

La maisonnette n’est qu’à 500M mais il tient à nous y amener à moto. On doit laisser notre gros sac sur la place. Je suis super méfiant car il y a toute ma vie là-dedans. Mais Brendan et le contrôleur m’assurent qu’ils sont en sécurité ici. Avec un pincement au cœur, je grimpe à l’arrière de l’engin qui démarre en trombe, laissant mon bagage derrière moi.

On roule sur une route caillouteuse qui s’enfonce dans le village, au milieu des habitations et des palmiers. Il y a des fleurs de toutes les couleurs dans les jardins, un vieux tracteur passe, troublant la quiétude du village.

papi de sarongan nous accueille chez lui

Arrivés à la maison, aux murs en chaux blanche, le contrôleur nous invite à nous asseoir sur le canapé de la terrasse, encombrée par quelques énormes sacs en toile de riz. Il appelle notre hôtesse qui sort en grommelant de la cuisine à droite.

Il lui explique la raison de notre présence. Son visage s’illumine et nous invite à aller nous servir, le repas est tout chaud. À l’intérieur, j’ai l’impression d’être dans un hangar. Le sol, fait de béton, est sale, poussiéreux. De multiples marmites en fer blanc sont alignées sur le plan de travail en carrelage ocre.

La pièce est dépouillée de tous ornements. Notre hôtesse doit vivre humblement.

Une agréable odeur d’épices chatouille mes sens. Mon ventre crie famine et me pousse vers la marmite encore fumante. Je remplis mon assiette avec du riz et du poulet avec raison. J’ai l’impression qu’ils n’ont pas beaucoup à manger ici.

On essaye de converser avec notre cuisinière, enfin Brendan discute avec elle. Moi, ne parlant pas un seul mot d’Indonésien, je commence à être frustré. Depuis notre arrivée sur Java, j’ai du mal à créer un lien avec les gens que je rencontre. Ces derniers, voyant que mon ami parle parfaitement leur langue, restent dans leur zone de confort.

 

la cuisine de notre hôtesse à Sarongan
notre cuisinière indonésienne à Sarongan, Brendan mon ami et moi hugues de vivreuneaventure.fr

L’anglais ici ne sert à rien, dans ce petit coin perdu d’Indonésie. Un bruit de moteur se fait entendre. Le vieux rencontré à l’arrêt de bus revient chez lui nous voir. Mauvaise nouvelle, à priori le camion ne passera que vers 15H.

Il nous propose de partir avec eux en Ojek, sorte de taxi motocross. J’ai lu qu’il y avait une certaine mafia autour des Ojeks ici. On refuse, nous voulons absolument partir en camion ! Il nous invite alors à nous reposer chez lui pour se reposer.

un poussin indonésien à sarongan
l'intérieur de la maison d'un indonésien à Sarongan

Brendan, fatigué par ces derniers jours et sa blessure à la jambe, accepte. On rentre alors dans la petite maison. Le contraste avec la cuisine est étonnant. Nous sommes dans un petit salon avec son canapé et des photos d’enfants accrochées aux murs. Mon ami va dormir dans la seule chambre de la maison. Les enfants, à priori, dorment habituellement sur des nattes à même le sol.

Il est bientôt 15H. Plus âme qui vive dans la maison. On se dirige vers la station de bus récupérer nos affaires. On retrouve le vieux qui me fait goûter une sorte de confiserie: de la gélatine avec un goût vraiment étrange. Je ne sais pas ce que c’est mais ce n’est pas terrible. Selon lui, le camion ne viendra pas… On nous propose encore des Ojeks.

On refuse, on demande la distance qu’il nous reste jusqu’à Sukamade. On nous parle de 20km, puis 10 puis 15. Personne n’a vraiment la réponse à notre question. Une chose est sûre, il faut plusieurs heures de marche rapide pour y arriver. Mon regard croise celui de Brendan, la voilà notre aventure !

On remercie nos hôtes et on décide de randonner jusqu’à la plage aux tortues, à travers la jungle.

Il nous reste 3H avant la tombée de la nuit…

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Le village de pêcheurs avant la jungle de Sukamade

Nous laissons rapidement le village derrière nous. La route de gravier devient piste de terre. Les maisons laissent place aux champs bordés de montagnes.

Au milieu de ce paysage, une silhouette fait danser un cerf-volant dans le ciel.

Les palmiers nous accompagnent au début de notre marche. Au détour du chemin, nous apercevons un temple hindouiste à la pierre noire, le premier depuis que nous avons quitté Bali. Un cadenas ferme sa grille, la visite est impossible.

De temps à autre, une voiture ou un camion nous dépasse, nous klaxonne comme pour saluer notre présence.

Voilà maintenant une heure que nous sommes partis.

Hugues qui part à l'aventure pour sukamade
une maison de sarongan à java en indonésie

Une musique forte se fait entendre, nous arrivons à une immense maison où règne une ambiance de fête. Nous ne pouvons voir ce qui s’y passe, à part les enfants qui s’agglutinent au bord de la clôture. Les bonjours et les cris en indonésien fusent, les sourires aussi.

On a même le droit à des “hello misters” qui se transforment en cris de joie lorsque je saisis mon appareil photo. Ils veulent tous être pris à faire le pitre. Ce moment ne dure que quelques instants. Assez pour capturer une innocence que l’on ne retrouve plus dans les villes touristiques de Java ou de Bali. Mais on ne peut rester plus longtemps, Sukamade nous appelle. Au bout de la route, la végétation devient plus clairsemée, j’aperçois enfin la mer.

des enfants indoénsiens nous saluent à java en indonésie

Nous voilà à Green Bay. C’est alors qu’un homme en scooter vient nous voir. Il veut nous faire payer les droits d’entrée du parc national de Meru Betiri.

Au vu de sa tenue civile dépareillée, il n’a rien d’un ranger officiel. On ne le croit pas. Il se montre naturellement insistant. On lui dit que nous allons venir le voir après avoir vu la plage à côté. On en profite pour s’esquiver entre deux rochers.

Nos pieds foulent enfin la plage de Green Bay. C’est magique, nous avons l’impression d’être seuls sur une île déserte. Les vagues de la mer de Java forment des rouleaux puissants d’un gris sombre. Au loin, des embarcations de toutes les couleurs reposent sur la plage.

On devine la présence d’un village de pêcheurs. En arrière-plan, la jungle luxuriante, est cachée par la brume… On se rapproche, un scooter venant du village nous croise et se dirige vers la colline, à l’autre bout de la baie. La scène est presque irréelle.

la plage de green bay du parc national de meru betiri en indonésie à java

Près des embarcations, on découvre les pêcheurs javanais qui partent en mer. Leurs bateaux, aux couleurs vives, luttent contre les vagues. Elles s’écrasent contre les coques, soulevant des gerbes d’écumes . Une des embarcations manque de chavirer.

La mer la repousse vers le rivage. Plusieurs hommes s’élancent depuis la plage, pour aider l’équipage en difficulté. À la force des bras, ils maintiennent le bateau face aux vagues. Puis, dans un vacarme assourdissant, le moteur crache une fumée blanche. Non sans mal, les pêcheurs arrivent à rejoindre leurs camarades qui mouillent à l’entrée de la baie.

une javanaise du village de pêcheurs du parc meru betiri à java en indonésie
un pêcheur javanais reprise son filet à meru betiri en indonesie sur java

Avec Brendan, on quitte cette plage magnifique pour gagner l’orée du village.
Une jeune femme et son enfant nous sourient, un homme reprise son filet comme le fait encore mon grand-père, des anciens jouent aux échecs sous un arbre. Ici, la vie semble paisible. Pourtant nous ne pouvons pas nous attarder car il nous reste du chemin avant Sukamade.

Brendan va se renseigner sur la distance qui nous reste à parcourir…. Encore 15km ?!

Quoi, mais ils n’ont pas le compas dans l’oeil ici ?!

On reprend notre route en mettant les bouchées doubles. Il ne faut pas oublier qu’il y a dans la jungle de Meru Betiri, des tigres, des serpents, des araignées mortelles etc. Je n’ai vraiment pas envie de passer la nuit ici… Nous devons atteindre la plage aux tortues de Sukamade au plus vite !

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Traversée nocturne de la jungle de Sukamade

La route se transforme en un sentier étroit. Il serpente le long des grandes collines qui surplombent l’océan.

Certains arbres sont gigantesques ! Leurs troncs, larges de presque 3M, s’élèvent vers le ciel, déployant leurs cimes faites de branches noueuses, dans tout les sens. Ils ressemblent en tout point aux arbres du dessin animé Tarzan de Disney !

La jungle fourmille de bruits, chants d’oiseaux, grésillement d’insectes, cris d’animaux au lointain. On rentre dans un autre monde.

De temps à autre, notre chemin croise celui d’un camion chargé de bois qui redescend vers le village, seul témoin de la présence humaine ici.

un camion chargé de bois dans la jungle de sukamade à meru betiri

Plus le soleil se couche, plus les bruits de la forêt se font entendre. Les oiseaux cachés par la végétation, gloussent tout autour de nous. On aperçoit un toucan, reconnaissable à son gros bec coloré.

On entend des grognements semblables à ceux d’un gros chat. Pas rassuré, on accélère le pas.

Après 2H de marche, la vue se dégage un peu, laissant apercevoir au loin la baie de Sukamade. D’immenses chauves-souris renards volent au-dessus de la jungle, leurs silhouettes se découpent sur le soleil qui se couche, rouge sang.

Des aigles javanais volent en cercle, guettant une proie potentielle. À mesure que le jour décline, le murmure de la jungle devient bruit, puis vacarme. Les singes hurlent, les oiseaux bougent partout au dessus de nos têtes, les insectes nous offrent une palette de sons jamais entendus jusqu’à présent. La jungle prend vie à la tombée de la nuit, c’est vraiment impressionnant.

Je trouve que c’est même inquiétant à certains moments. Notre chemin se poursuit, je vois de moins en moins ce qu’il y a devant moi. On essaye de retarder le moment fatidique où les lampes seront indispensables pour économiser de la batterie. J’ai parfois du mal à suivre Brendan. Mes pieds trébuchent sur des pierres roulantes.

Puis tout à coup, la jungle se tait c’est le silence total.

Mon pouls s’emballe et mon imagination fait le reste… Je scrute chaque buisson chaque arbre si un animal se cache, prêt à bondir pour te lacérer de ses crocs et de ses griffes…

Des hurlements se font entendre comme si un prédateur a trouvé son repas. Une énorme ombre déboule sur ma droite en grognant. Dans le même moment , ma main glisse dans ma poche pour attraper mon couteau , je préviens Brendan avec grands cris.

Je fais face à la bête… C’est un stupide et ENORME phacochère et ses petits qui s’enfuient vers les fourrés ! Tu parles d’un aventurier tiens…

Après ce combat héroïque digne des légendes, nous commençons à descendre dans la vallée.
Nous arrivons au poste des gardes du parc national de Meru Betiri lorsque la nuit est sur nous.

Ils sont très étonnés de nous voir avec nos gros sacs à dos. Tout le monde vient en jeep/camion/moto mais à pied c’est rare ! Si vous voulez vivre une aventure, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

Pour autant le chemin est loin d’être fini. Pour eux il nous reste 2 bonnes heures de marche. Avec les Indonésiens, on perd toutes notions temporelles !

Il est temps de sortir les lampes… Après 10 minutes de fouille frénétique, Brendan me déclare qu’il les a oublié à l’hôtel ! C’est qui va traverser la jungle dans le noir ?

Bref… on est dans la merde !

Après une négociation avec les gardes, pour récupérer leurs lampes sans succès, on reprend la route vers Sukamade.

Là, je suis obligé de me remettre complètement à Brendan, qui par je ne sais quel super pouvoir, arrive à voir dans le noir…

Après plusieurs gamelles (enfin pour moi), on arrive à un petit village. Personne dans la rue principale.

Enfin si, un groupe de chiens errants qui commence à nous suivre ! En plus ils se mettent à grogner et à montrer les dents et…. On se casse ! Par chance, ils s’arrêtent à la sortie du village. Aucune envie d’y retourner pour demander de la lumière…

Du coup, on sort nos portables, à la batterie déjà bien entamée, en mode flash et on avance.
On emprunte sentier sur sentier, on a l’impression de se perdre.

À chaque bifurcation, un nouveau panneau. On essaye de décrypter les inscriptions à moitié mangées par les moisissures qui doivent nous emmener au bout de notre aventure. Sukamade beach, Meru Betiri les noms sont différents et parfois écrits en indonésien, ce qui ne facilite pas la tâche.

On refuse de dormir dans la forêt avec ses bestioles étranges et ses moustiques voraces, l’instinct prend le dessus. La route longe une rivière. Serait-celle décrite par les voyageurs qui m’ont précédé ? Pas le temps de réfléchir, on aperçoit deux yeux rouges dans le noir. Mais qu’est-ce-que c’est que ce truc ? Un crocodile ? Dans le doute on préfère s’éloigner de la berge…

Mais après 50 mètres, le chemin bifurque pour s’arrêter devant la rivière…. Il faut trouver le passage à gué et surtout traverser tout ça dans le noir bien sûr.

L’eau froide, lèche nos chevilles et chatouille nos genoux à certains endroits. Nous revenons vers les fameuses lumières rouges.

C’est alors que l’on se retrouve face à face avec un couple d’Indonésiens, nus en train de se laver, éclairés par 2 lanternes…rouge. Plus de peur que de mal. Mais quelle idée de se laver à cette heure-ci dans un endroit pareil…

Ils sont même venus en mobylette pour ça ! Puis, après s’être aventurés au hasard sur plusieurs chemins, on finit par arriver au centre de protection de tortues de Sukamade.

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Le centre de protection des tortues de Sukamade

Les traits marqués par la fatigue, nous découvrons plusieurs baraques dans une clairière. Le camion de ravitaillement est garé dans un coin, nous pouvions encore attendre longtemps !

Nous rencontrons les rangers du parc national de Meru Betiri en charge de Sukamade. Il y en a un qui me rappelle quelqu’un… Mais oui, l’homme qui a essayé de nous faire payer tout à l’heure !

Gloups c’était bien un garde… Ne me reconnais pas ne me reconnais pas !

Il n’y a plus de chambres pas chères disponibles. Du coup, on a le droit à une grande chambre avec 2 lits énormes ! Lorsque je vois l’état des dortoirs/chambres à côté, qui ressemblent à un taudis ( sales, à même le sol etc); on est bien content de dormir là après notre grande marche.

Pourtant, pas le temps de se reposer. Après avoir ingurgités des noodles instantanées de notre packetage et payés pour avoir de l’eau bouillante ( oui c’est clairement abusé), les rangers nous appellent.

Nous devons nous diriger vers la fameuse plage de Sukamade. Il est 20h30 et, après 20 minutes dans le noir, nous arrivons sur une immense plage éclairée par les rayons de la lune.

On ne doit pas se balader pour éviter de marcher sur un nid et écraser les œufs. On s’installe donc sur un grand paréo où nous faisons connaissance d’un couple de Bretons ( nous sommes partout ! ).

Et on attend et on attend… 1h 2h 3H passe… Pas une tortue à l’horizon ! Pendant ce temps, je me fais attaquer de toute part par des Puli Puli ! Des sandflyes indonésiennes voraces ! Mes jambes sont couvertes de morsures !

Après plusieurs appels radios, les rangers quittent la plage de Sukamade…

Bon… Il est maintenant 00h30, on nous propose d’attendre encore un peu ou d’aller se coucher… Le lit m’appelle, on prend le chemin du retour !

Sur le sentier qui s’enfonce dans la jungle, on croise une micro-araignée avec des yeux verts fluorescents qui saute partout autour de mes pieds… C’est super marrant à observer.

Soudain, un de nos compagnons de groupe nous appelle et nous fait mine d’approcher en silence. À moins de 2 m de notre position, un énorme python aux écailles jaunes et marrons. Il est énorme ! Il doit faire bien 5m de long ! Mais ce n’est pas le plus gros que l’on peut trouver ici.

En effet, le parc national de Meru Betiri accueille les plus grands pythons au monde, allant jusqu’à 10m de long ! On laisse derrière nous ce géant de la nature pour aller se coucher !

Enfin se coucher… Devine qui a perdu les clés de notre chambre dans le sable ? Brendan…

S’ensuit alors des aller-retours entre le camp et la plage de Sukamade pour finir devant la porte en essayant de la forcer : peine perdue !

Les rangers viennent nous donner un coup de main. Après une heure d’effort, un des hommes se glisse dans la lucarne des toilettes entre les barreaux, pour pénétrer dans la pièce ! C’est du grand n’importe quoi mais on arrive à aller se coucher !

la plage de sukamade à meru betiri en indonésie

Le lendemain matin, on se lève à l’aube pour aller remettre à l’eau des bébés tortues qui viennent juste de sortir de l’oeuf. Elles sont toutes mignonnes et grouillent dans notre seau.

La plage, de jour, est complètement différente… Belle, sauvage, la jungle l’enserre de tous les côtés. Au fond, un immense rocher est isolé au milieu de l’eau. Les vagues, nombreuses et violentes, roulent sur le rivage…

un bébé tortue de sukamade à meru betiri en indonésie
Comment ces petites tortues vont réussir à prendre le large ?

Mystère… Pourtant dès qu’on les pose sur le sol, elles galopent, pataudes, tout droit vers la mer. On veille à ce qu’aucuns crabes ou oiseaux, essayent de les manger sur la plage de Sukamade. À chaque fois qu’une vague les repoussent, elles repartent à l’assaut de la mer tant qu’elles n’arrivent pas à se faire emporter. Ces animaux ont un vrai instinct de survie !

 

Grâce à un groupe d’étudiants de Banyuwangi, nous réussirons à prendre le camion de ravitaillement pour le retour. Ils nous ramèneront même à Jagag à moto ! Je pense que Sukamade est un lieu unique où 2-3 jours sont nécessaires pour apprécier l’atmosphère du lieu. Donc ne fais pas comme nous, amène plus de cash avec toi ! On a raté « une chasse au varan » avec des scientifiques javanais ! N’hésite pas à m’envoyer un message si tu veux plus d’informations 🙂

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Informations pratiques

Où ça ?

Depuis Banyuwangi prendre Jagag puis Sarongan en bus ! Si tu arrives au milieu de la journée, je te conseille la marche sinon Ojek ou si tu es chanceux le camion !
Voir l'itinéraire !

Combien ça coûte ?

200 000 Rp le parc

100 000 Rp pour les tortues de nuit

50 000 Rp les bébés tortues le matin

Infos +

Je déconseille les dortoirs vraiment crades ! 150 000 Rp pour une chambre, amène des noodles avec toi pour manger et un pull chaud !
Plus d'infos en anglais

Allez rejoins nous aventurier, on est bien bien bien 🙂

QUI SUIS-JE ?

hugues_a_propos_vivreuneaventure

 

Hugues, jeune breton expatrié sur Paris, blogueur voyage de Vivre Une Aventure. J’aime les crêpes et l’aventure !

Découvre moi !